PS5 : avec Sony, on se console comme on peut

Le gaming du futur par Sony, c’est comme le monde d’après. Il ressemble beaucoup au monde d’avant avec de jolis effets pour que ça ne se voie pas trop. Au moins, on a vu du gameplay et la PS5.

Mesdames et messieurs, l’heure est grave. Je me dois d’annuler officiellement les obsèques du jeu vidéo sur PC. Malgré quelques annonces, la révolution se fait attendre. Le futur, c’est ouvrir sur un jeu de 2013 et une version « Enhanced » de GTA V. Une grosse mise à jour d’un jeu sorti sur PS3. On a hâte d’y jouer.

Nous allons d’abord nous intéresser aux jeux, puisqu’il parait qu’une console, ça sert aussi à ça. En faisant une synthèse rapide des annonces, nous voyons surtout une PS4 boostée avec beaucoup de suites de ses plus grands succès : Horizon Spider-Man, Gran Turismo 7, Resident Evil VIII ou Hitman 3 (qui sera vraisemblablement aussi sur PC et Xbox). Plutôt des jeux solides, mais qui sortiront pour la plupart en 2021.

On devrait aussi avoir quelques exclus. Les amateurs des jeux From Software ont salopé le tapis du salon à l’annonce du remake de Demon’Souls. On en a vu un peu plus sur le prochain jeu de Shinji Mikami. Si vous avez entendu un bruit sourd, c’est ma curiosité qui vient de s’éclater au sol. Et en passant, Square Enix a montré quelques images d’un futur RPG à monde ouvert qui sortira probablement en 2027 après trois reboots. Elle aura aussi son Control avec du RTX et des flingues en la personne de Reternal, un shooter avec de jolis effets qui a l’air basic as fuck. On en sait également un peu plus sur Deathloop, le prochain jeu des Lyonnais d’Arkane.  

Je râle, je râle, mais au final, Sony a tout de même présenté une bonne variété de jeux dans des styles différents. Si vous voulez voir les autres annonces, voici le lien de la chaîne YouTube de la PlayStation.

Les chonchons du PC sont rassurés

Passons maintenant à la promesse. Le futur amazing du gaming. Pour être gentil (ça m’arrive), disons qu’il faudra être patient. Pour l’instant, nous n’avons rien vu qui ne tournerait pas sur un PC de milieu de gamme. Pourtant, alors que les joueurs console vont découvrir le SSD, la nouvelle architecture de la nesque gène laisse entrevoir la promesse d’une révolution. Pour faire court, la principale différence, ce seront des temps de chargement réduits à néant et des textures qui s’affichent au micropixel près.  On peut donc espérer des jeux plus grands, plus vastes qui demanderaient un très gros PC.

C’est la théorie. Dans la pratique, le nœud du problème ce n’est pas la puissance ou la qualité graphique du jeu, mais l’architecture. Sony a développé un contrôleur spécifique pour la décompression des textures qui n’existe pas actuellement sur PC et l’algorithme de décompression a son intérêt. Sauf que ça veut dire : des équipes dédiées, des coûts supplémentaires, des difficultés à faire des portages si le jeu n’est pas exclusif (en clair si Sony ne fait pas un gros chèque pour compenser les pertes). Il faut toutefois s’attendre, dans les prochaines années, à avoir des jeux plus gourmands notamment en matière de CPU.

Enfin, il reste la question du prix. J’ai une pensée émue pour les futurs acheteurs qui s’imaginent avoir l’équivalent d’un Ryzen 3700Xet d’une RTX22080 pour le prix d’une Switch. Pas d’annonce de ce côté-là, mais on s’attend à ce que la note soit douloureuse pour les premiers acheteurs. La bonne nouvelle : c’est un PC qui doit durer 5 à 7 ans. On peut espérer des baisses de prix et des nouveaux modèles assez rapidement dans les années qui suivent. On a hâte.

A propos Thalack 677 Articles
Dictateur en chef de Portables4gamers. Ecrit des trucs et des machins qui parlent de bidules électroniques.